Des neurones humains utilisés comme processeurs : sommes-nous en train de franchir une ligne rouge ?
## Technologie et Éthique des Biocomputeurs
Technologie et Éthique des Biocomputeurs
Les bioprocesseurs, intégrant des neurones humains à des systèmes électroniques, présentent une avancée technique notable grâce à leur plasticité synaptique. Ces systèmes ont la capacité d'apprendre en continu, contrairement aux microprocesseurs traditionnels qui exécutent des instructions sans se réorganiser.
Les implications éthiques de ces projets sont encore mal définies, car les protocoles légaux existants ne sont pas adaptés à ces nouvelles applications. Les cadres bioéthiques actuels supposaient une finalité thérapeutique, et non technologique, soulevant des questions sur le statut et le traitement de ces réseaux neuronaux vivants.
Fonctionnement des Ordinateurs Vivants
Un biocomputer est centré autour d'un organoïde cérébral, une structure composée de milliers de neurones humains cultivés en 3D. Bien qu'ils puissent produire du courant électrique et adapter leurs connexions, leur capacité d'apprentissage reste rudimentaire, loin de la complexité du cerveau humain.
Les bioprocesseurs, intégrant des neurones humains à des systèmes électroniques, présentent une avancée technique notable grâce à leur plasticité synaptique.
Applications et Potentiel Technologique
Malgré leur simplicité actuelle, les bioprocesseurs intéressent les entreprises car ils pourraient un jour surpasser les architectures électroniques comme les GPU et CPU dans des domaines tels que le machine learning, l'intelligence artificielle, et la robotique. Leur capacité à apprendre en modifiant physiquement leur structure pourrait offrir un avantage unique par rapport aux composants électroniques traditionnels.
Cortical Labs : Travaille sur la commercialisation d'un biocomputer, le CL1 , destiné à permettre des expériences de calcul biologique. FinalSparks : Développe un service cloud utilisant des organoïdes comme unités de calcul externalisées. UC San Diego : Utilise ces biosystèmes comme substituts expérimentaux pour des algorithmes de modélisation.
L'évolution rapide de ces technologies se déroule dans un vide réglementaire, ce qui laisse aux entreprises la liberté de définir leurs propres pratiques. Bien que les organoïdes ne soient pas dotés de conscience, une accélération commerciale pourrait soulever des questions sur leur sensibilité éventuelle. Cette situation appelle à une réévaluation des cadres moraux et éthiques actuels.
D’après Journal du Geek.
