Des chercheurs viennent de révéler un effet du COVID que personne n’avait anticipé
Une étude menée par l'équipe de chercheurs du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health de l'Université de Melbourne a révélé des informations concernant la transmission épigénétique potentielle induite par le virus SARS-CoV-2. Publiée le 11…
Une étude menée par l'équipe de chercheurs du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health de l'Université de Melbourne a révélé des informations concernant la transmission épigénétique potentielle induite par le virus SARS-CoV-2. Publiée le 11 octobre 2023 dans la revue Nature Communications , cette étude a mis en évidence que le virus peut altérer la régulation de gènes clés dans le sperme de souris mâles infectées, influençant ainsi la formation du cerveau de leur progéniture.
Les chercheurs ont infecté des souris mâles avec le virus, puis les ont accouplées avec des femelles non porteuses. Les résultats ont montré que la descendance des mâles infectés présentait des comportements anxieux accrus. Cette modification comportementale a été observée dans toutes les portées de souriceaux issus de ces couples.
Chez les jeunes femelles, une activité génétique anormale a été détectée dans l'hippocampe, une structure cérébrale essentielle régulant la mémoire et les émotions. Les chercheurs ont conclu que cette altération est liée à l'anxiété observée, suggérant une transmission épigénétique de l'effet viral.
Une étude menée par l'équipe de chercheurs du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health de l'Université de Melbourne a révélé des informations concernant la transmission épigénétique potentielle induite par le virus SARS-CoV-2.
Les chercheurs ont suspecté que le sperme était le vecteur de cette transmission biologique. Ils ont découvert que l'infection virale modifie l'expression des molécules d'ARN dans le sperme, lesquelles régulent l'activité de gènes essentiels pour le développement cérébral. Ces modifications pourraient influencer la manière dont le cerveau des descendants se développe.
Il est important de noter que ces observations ne sont pas encore extrapolables à l'humain. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si cette empreinte épigénétique est présente chez l'humain ou si elle est spécifique aux souris.
Les souris mâles infectées par le SARS-CoV-2 transmettent une prédisposition à l’anxiété à leur descendance sans altération de l’ADN. La modification des molécules d’ARN dans le sperme perturbe l’expression des gènes liés au développement cérébral. Ces effets n'ont été observés que chez les souris et ne peuvent pas encore être confirmés chez l'humain.
D’après Presse-citron.
