Débris spatiaux : une crise que les États préfèrent ignorer… jusqu’à la prochaine catastrophe ?
L'orbite terrestre est actuellement encombrée par plus de 15 000 tonnes de débris provenant d'activités spatiales, incluant des satellites hors service et des fragments de fusées. Ces débris se déplacent à des vitesses atteignant 28 000 km/h, ce qui pose…
L'orbite terrestre est actuellement encombrée par plus de 15 000 tonnes de débris provenant d'activités spatiales, incluant des satellites hors service et des fragments de fusées. Ces débris se déplacent à des vitesses atteignant 28 000 km/h, ce qui pose un risque considérable de collisions pouvant libérer une énergie cinétique significative.
La multiplication des mégaconstellations et des lancements fréquents de fusées, associée à des tests de missiles antisatellites, pourrait engendrer le syndrome de Kessler, un effet en chaîne où les collisions génèrent davantage de débris, rendant l'orbite basse impraticable.
Bien que l'Agence spatiale européenne (ESA) et la communauté scientifique aient exprimé des préoccupations, le cadre juridique actuel, dérivé du Traité de l'espace de 1967, est inadéquat pour imposer une gestion efficace des débris spatiaux.
Récemment, un débris minuscule a heurté un hublot de la capsule chinoise Shenzhou-20, forçant la Chine à préparer le lancement de secours de Shenzhou-22. Cet incident souligne la saturation de l'orbite terrestre par plus de 140 millions de petits débris, rendant leur détection par radar pratiquement impossible.
L'orbite terrestre est actuellement encombrée par plus de 15 000 tonnes de débris provenant d'activités spatiales, incluant des satellites hors service et des fragments de fusées.
Plusieurs méthodes de nettoyage spatial ont été envisagées, telles que le harponnage, les filets spatiaux, et le laser broom (balai laser), mais elles rencontrent des défis techniques et énergétiques importants. Aucune de ces solutions n'est actuellement viable sans une amélioration technologique substantielle.
Le Traité de l'espace de 1967, qui ne prévoit ni sanctions financières pour la pollution orbitale ni obligations de désorbitage en fin de vie, est obsolète. Les tests de missiles antisatellites, tels que ceux menés par la Chine en 2007 et la Russie en 2021, exacerbent le problème en ajoutant des milliers de nouveaux débris.
L'orbite terrestre est saturée de débris menaçant la sécurité des missions spatiales. Le cadre juridique actuel est insuffisant pour gérer efficacement la pollution spatiale. Les solutions de nettoyage sont encore à un stade de développement initial.
D’après Presse-citron.
