Dans les prisons britanniques, une misère devenue structurelle
Devant la prison de Wandsworth, à Londres, le 5 novembre 2025. NIKLAS HALLE'N/AFP Le système carcéral britannique craque de partout. Et c’est le gouvernement travailliste du premier ministre, Keir Starmer, qui en paie le prix, même s’il n’est pas…
Devant la prison de Wandsworth, à Londres, le 5 novembre 2025. NIKLAS HALLE'N/AFP Le système carcéral britannique craque de partout. Et c’est le gouvernement travailliste du premier ministre, Keir Starmer, qui en paie le prix, même s’il n’est pas responsable des décennies de négligences qui ont abouti à sa déréliction. Le 24 octobre, les autorités britanniques ont été obligées d’admettre qu’un dénommé Hadush Kebatu, 41 ans, un demandeur d’asile d’origine éthiopienne condamné quelques semaines plus tôt à un an de prison pour agression sexuelle, de la prison de Chelmsford, au nord-est de Londres, où il était incarcéré.
Il devait être transféré dans un centre de détention pour migrants avant son expulsion vers l’Ethiopie mais il semble qu’il y ait eu erreur sur son nom – une enquête est en cours – et l’administration de Chelmsford lui a dit qu’il était libre. A en croire le quotidien The Guardian , Hadush Kebatu est revenu à plusieurs reprises à la porte de la prison, incrédule, ne comprenant pas trop ce qu’il faisait là. Puis, il s’est dirigé vers le centre-ville de Chelmsford où, un peu plus tard dans la journée, les caméras de surveillance l’ont enregistré, encore vêtu de son survêtement gris de prisonnier. Il a fallu quarante-huit heures à la Metropolitan Police, la police du Grand Londres, pour le repérer et l’arrêter à nouveau, à Finsbury Park, dans le nord de la capitale britannique.
Et c’est le gouvernement travailliste du premier ministre, Keir Starmer, qui en paie le prix, même s’il n’est pas responsable des décennies de négligences qui ont abouti à sa déréliction.
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D’après Le Monde.
