Dans l’Himalaya, une « sécheresse neigeuse » qui annonce des tensions sur la ressource hydrique
Des panaches de fumée provenant d’un incendie de forêt s’élèvent devant un sommet de la chaîne du Dhauladhar dans l’Himalaya, à Dharamsala, en Inde, le vendredi 16 janvier 2026.
Des panaches de fumée provenant d’un incendie de forêt s’élèvent devant un sommet de la chaîne du Dhauladhar dans l’Himalaya, à Dharamsala, en Inde, le vendredi 16 janvier 2026.
L’Himalaya a récemment été dépourvu de neige, laissant place à des paysages dénudés. L'Uttarakhand, un État indien de cette chaîne montagneuse, n'a pas connu de neige jusqu'au vendredi 23 janvier. L'Himachal Pradesh, voisin, a enregistré le sixième plus faible niveau de précipitations de son histoire. Le Cachemire observe un déficit de neige de 40 %, tandis que le Ladakh est confronté à une réduction de 70 % de son enneigement.
La sévérité de cet hiver sec est sans précédent depuis le début des observations météorologiques, il y a quarante ans. Traditionnellement, décembre marque le début des chutes de neige dans la région. Pourtant, les sommets n'ont été brièvement enneigés que récemment, et ces chutes tardives ne compensent pas le déficit, d'autant plus qu'un retour à des conditions plus sèches est attendu.
Des panaches de fumée provenant d’un incendie de forêt s’élèvent devant un sommet de la chaîne du Dhauladhar dans l’Himalaya, à Dharamsala, en Inde, le vendredi 16 janvier 2026.
L'ensemble de la chaîne de l'Hindou Kouch-Himalaya, qui s'étend sur huit pays, connaît un déficit alarmant de neige. Cette neige est essentielle pour les régions de haute altitude comme le Zanskar et le Ladakh, qui dépendent des précipitations hivernales pour leur alimentation en eau. Les glaciers et la neige accumulée durant l'hiver constituent des réserves naturelles cruciales, libérant progressivement l'eau au printemps et en été pour alimenter villages, cours d'eau et champs. Cette situation menace tout l'écosystème, incluant les plantes médicinales rares, les vergers, et le pastoralisme, une activité vitale pour les derniers bergers nomades de yacks et de chèvres.
D’après Le Monde.
