Cuba annonce la libération de 51 prisonniers après des entretiens avec le Vatican, sur fond de tensions avec Washington
Le gouvernement cubain a annoncé, jeudi 12 mars, la libération prochaine de 51 prisonniers. Cette décision est présentée comme un geste de bonne volonté envers le Vatican, médiateur traditionnel entre La Havane et Washington. Cette annonce survient alors…
Le gouvernement cubain a annoncé, jeudi 12 mars, la libération prochaine de 51 prisonniers. Cette décision est présentée comme un geste de bonne volonté envers le Vatican, médiateur traditionnel entre La Havane et Washington. Cette annonce survient alors que Cuba est confrontée à un embargo pétrolier de facto imposé par les États-Unis.
Selon le communiqué du ministère des affaires étrangères cubain, les prisonniers concernés ont déjà purgé une partie significative de leur peine et ont démontré une bonne conduite en détention. Le texte précise que cette libération s'inscrit dans une pratique habituelle du système de justice pénale cubain.
L'Église catholique a historiquement joué un rôle de médiateur dans la libération de prisonniers politiques à Cuba. Cette tradition a contribué à la normalisation des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba en 2015, durant le second mandat de Barack Obama (2013-2017).
Le 28 février, lors d'une tournée diplomatique en Europe, le ministre des affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, a rencontré le pape Léon XIV. Cette rencontre a été précédée par des discussions entre des diplomates américains et des représentants du Vatican.
Le gouvernement cubain a annoncé, jeudi 12 mars, la libération prochaine de 51 prisonniers.
Selon l'organisation de défense des droits humains Justicia11 J, basée à l'extérieur de Cuba, 760 personnes sont actuellement incarcérées pour des raisons politiques, dont 358 à la suite des manifestations antigouvernementales du 11 juillet 2021.
En 2025, une médiation de l'Église catholique avait conduit à la libération de 553 prisonniers, principalement des manifestants de 2021, après que les États-Unis sous l'administration Biden (2021-2025) avaient retiré Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme. Toutefois, cette décision a été rapidement annulée par le président Donald Trump à son arrivée au pouvoir.
Les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur Cuba, avec le président Donald Trump évoquant une possible "prise de contrôle pacifique" de l'île. La Havane a nié l'existence de discussions avec les États-Unis, mais a exprimé sa volonté de dialoguer sans pression ni ingérence.
Depuis janvier, les États-Unis imposent un blocus énergétique à Cuba, citant une "menace exceptionnelle" pour la sécurité nationale. Cuba, déjà en proie à une crise économique profonde, fait face à de graves pénuries de carburant et à des coupures d'électricité fréquentes.
D’après Le Monde.
