Contre l’immigration illégale, le Royaume-Uni et le Danemark appellent à réformer la Convention européenne des droits de l’homme
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont conjointement appelé à une réforme de la Convention européenne des droits de l'homme . Leur déclaration intervient avant une réunion informelle des…
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont conjointement appelé à une réforme de la Convention européenne des droits de l'homme . Leur déclaration intervient avant une réunion informelle des ministres de la justice des pays signataires, axée sur l'immigration et le rôle de cette convention.
La Convention européenne des droits de l'homme, signée par quarante-six États membres du Conseil de l'Europe, vise à garantir le respect des libertés fondamentales. Son application est supervisée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
Les dirigeants britannique et danoise proposent une « modernisation de l'interprétation » de la Convention pour mieux refléter les défis contemporains. Au Royaume-Uni, la CEDH est critiquée pour prétendument empêcher le gouvernement de lutter efficacement contre l'immigration illégale, en particulier l'arrivée de migrants par la Manche.
Le gouvernement britannique de Keir Starmer a annoncé son intention de réduire le champ d'application de la Convention en matière de droit d'asile et de négocier une réforme avec les autres pays signataires.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont conjointement appelé à une réforme de la Convention européenne des droits de l'homme .
Keir Starmer et Mette Frederiksen estiment que le « système actuel d'asile a été créé pour une autre époque » et nécessitent des ajustements face à la mobilité massive actuelle. Ils affirment que « les systèmes d'asile doivent également changer » pour répondre aux nouveaux défis.
Ils soulignent l'importance de respecter l'ordre public tout en agissant avec compassion, ajoutant que « si les gouvernements responsables ne prennent pas en compte les préoccupations de leurs citoyens, les populistes l'emporteront » .
« Nous sommes déterminés à démontrer que nos sociétés peuvent agir avec compassion tout en respectant l'ordre public et la justice (…) C'est ce que les citoyens attendent de leurs gouvernements : qu'ils contrôlent l'immigration et le séjour, et ce, selon leurs conditions » , concluent-ils.
D’après Le Monde.
