Cisjordanie : à l’ONU, quatre-vingt-cinq pays dénoncent l’extension des colonies israéliennes
Le mardi 17 février 2026, quatre-vingt-cinq États membres des Nations Unies, y compris la France, ont émis une condamnation concernant l'adoption par Israël de nouvelles mesures pour étendre sa présence en Cisjordanie occupée. Ces États ont exprimé leur…
Le mardi 17 février 2026, quatre-vingt-cinq États membres des Nations Unies, y compris la France, ont émis une condamnation concernant l'adoption par Israël de nouvelles mesures pour étendre sa présence en Cisjordanie occupée. Ces États ont exprimé leur ferme opposition à toute forme d'annexion.
Le gouvernement israélien a décidé d'accélérer le processus d'enregistrement foncier en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967, suite à l'approbation d'un texte facilitant l'achat de terres par les colons. Cette décision a suscité des condamnations de la part de nombreux pays et organisations internationales.
Les mesures israéliennes impliquent un financement de 244 millions de shekels, soit près de 67 millions d'euros, pour régulariser les titres fonciers dans la zone C, qui représente environ 60 % du territoire de la Cisjordanie. Cette zone est sous contrôle israélien, une situation que l'ONG israélienne La Paix maintenant, opposée à la colonisation, critique.
L'ONU, plusieurs pays arabes et l'Union européenne ont dénoncé l'adoption de ces mesures foncières par Israël. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé à Israël de revenir sur ces mesures, les jugeant déstabilisantes et illégales selon la Cour internationale de justice.
Le mardi 17 février 2026, quatre-vingt-cinq États membres des Nations Unies, y compris la France, ont émis une condamnation concernant l'adoption par Israël de nouvelles mesures pour étendre sa présence en Cisjordanie occupée.
L'Union européenne a réaffirmé que l'annexion de la Cisjordanie est illégale selon le droit international. Le roi Abdallah II de Jordanie a également condamné ces actions, les qualifiant d'illégales et susceptibles d'aggraver le conflit israélo-palestinien.
En réponse, l'Autorité palestinienne a rejeté toute tentative de désigner des terres en Cisjordanie comme "territoire public" sous contrôle israélien, qualifiant ces mesures d'invalides et d'un début de facto d'un processus d'annexion.
Depuis 1967, la colonisation israélienne s'est poursuivie sous divers gouvernements, s'intensifiant sous l'administration de Benyamin Nétanyahou, notamment depuis le début de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023. Actuellement, plus de 500 000 Israéliens vivent en Cisjordanie dans des colonies jugées illégales par l'ONU, au milieu d'environ trois millions de Palestiniens.
D’après Le Monde.
