“Chasse aux sorcières” : pourquoi le Français Thierry Breton est-il banni des États-Unis ?
Les États-Unis ont annoncé des mesures d'interdiction de visa à l'encontre de cinq individus européens, dont Thierry Breton, ancien commissaire européen. Le Secrétaire d'État Marco Rubio a justifié cette décision par des accusations de soutien à la…
Les États-Unis ont annoncé des mesures d'interdiction de visa à l'encontre de cinq individus européens, dont Thierry Breton, ancien commissaire européen. Le Secrétaire d'État Marco Rubio a justifié cette décision par des accusations de soutien à la "censure" de citoyens et entreprises américaines via des plateformes numériques.
Selon le communiqué, ces interdictions de visa concernent également Imran Ahmed, CEO du Center for Countering Digital Hate, Clare Melford, CEO du Global Disinformation Index, ainsi que Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon de l’ONG allemande HateAid. Le Secrétaire d'État a déclaré que leur présence aux États-Unis pourrait avoir des conséquences graves pour la politique étrangère du pays.
Thierry Breton est principalement critiqué pour son rôle dans l'élaboration du Digital Services Act , une législation européenne visant à encadrer la modération des grandes plateformes en ligne. Cette loi a été adoptée par une large majorité du Parlement européen et validée par les 27 États membres de l'Union européenne.
Les États-Unis ont annoncé des mesures d'interdiction de visa à l'encontre de cinq individus européens, dont Thierry Breton, ancien commissaire européen.
Le Secrétaire d'État adjoint Sarah B. Rogers a exprimé des critiques similaires, accusant Breton d'avoir utilisé le Digital Services Act pour exercer une pression sur des plateformes américaines.
Thierry Breton a répondu aux accusations sur le réseau social X, dénonçant ce qu'il décrit comme une "chasse aux sorcières". Il a rappelé que le Digital Services Act a été largement soutenu par les institutions européennes et a souligné que la censure n'était pas là où le prétendent les autorités américaines.
Les États-Unis mettent en place une interdiction de visa pour cinq personnes, dont Thierry Breton, accusées de favoriser la censure sur des plateformes américaines. Thierry Breton est critiqué pour son rôle dans le Digital Services Act, une législation européenne sur la modération des contenus en ligne.
D’après Presse-citron.
