Branle-bas de combat La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, en ordre de bataille face à la menace d’une «guerre agricole»
## Mise à jour de la stratégie agricole en France
Mise à jour de la stratégie agricole en France
Le lundi 8 décembre, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a annoncé le lancement d'une série de conférences de la souveraineté alimentaire . Ces conférences visent à établir une stratégie agricole nationale sur une période de dix ans. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions internationales, notamment en raison des politiques douanières américaines et des taxes chinoises.
La ministre a souligné les disparités dans le financement agricole mondial. Depuis 2014, le financement agricole par habitant a augmenté de 40 % en Chine, de 86 % aux États-Unis et de 15 % en Russie, tandis que l'Union Européenne a enregistré un recul de 19 %. Elle a appelé à une réaction européenne face à ces évolutions.
Les conférences prévues par la loi d'orientation agricole de mars 2025 se dérouleront par filières de production à un niveau régional avec des conclusions attendues pour juin. À ce stade, aucun financement n'a été annoncé pour soutenir ces initiatives.
Le lundi 8 décembre, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a annoncé le lancement d'une série de conférences de la souveraineté alimentaire .
Le lancement de ce « grand réveil alimentaire » a été accueilli favorablement par les acteurs industriels, de la distribution et les coopératives agricoles. Cependant, il a été critiqué par certains syndicats agricoles qui y voient une opération de communication plutôt qu'une action politique substantielle.
Annie Genevard s'est positionnée comme défenseur de la France agricole dans les négociations internationales, exprimant son opposition à l'accord Mercosur et plaidant pour un « fonds souverain agricole » . Elle a également appelé à prioriser la consommation de produits bio et durables français dans les cantines.
Ludovic Spiers a été nommé coordinateur général du projet. Des groupes de travail sectoriels sont prévus pour examiner différentes filières telles que les cultures, les viandes blanches et la viticulture. Ces groupes incluront les interprofessions, les secteurs de l'agriculture et de la transformation, ainsi que la recherche, mais excluent les associations de consommateurs et de défense de l'environnement.
D’après www.liberation.fr.
