Birmanie : le meurtre des enfants est l’« indicateur de l’intention génocidaire par excellence »
La Cour internationale de justice (CIJ) a débuté, le 12 janvier 2026, l'examen des allégations de massacres de la minorité musulmane rohingya. Cette procédure a été initiée en 2019 par la Gambie, avec le soutien de l'Organisation de la conférence…
La Cour internationale de justice (CIJ) a débuté, le 12 janvier 2026, l'examen des allégations de massacres de la minorité musulmane rohingya. Cette procédure a été initiée en 2019 par la Gambie, avec le soutien de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui a saisi la plus haute instance judiciaire de l'ONU contre la Birmanie. La Gambie accuse la Birmanie de violer la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Lors des audiences, les avocats de la Gambie ont présenté aux quatorze juges les détails d'une opération qualifiée de nettoyage ethnique conduite par l'armée birmane durant l'été 2017. Cette opération aurait été menée en représailles aux attaques de l'Armée du salut des Rohingya de l'Arakan (ASRA), un groupe extrémiste de défense de la minorité musulmane rohingya. La Birmanie s'est défendue en qualifiant ces actions d'« opération antiterroriste ». En revanche, la Gambie a affirmé qu'il s'agissait d'un « génocide », en soulignant les traitements infligés par l'armée birmane, la Tatmadaw, aux femmes et aux enfants, ce qui, selon elle, prouve une « intention » génocidaire visant à détruire le groupe des Rohingya.
La Cour internationale de justice (CIJ) a débuté, le 12 janvier 2026, l'examen des allégations de massacres de la minorité musulmane rohingya.
La salle d'audience du palais de la Paix, à La Haye, a été le théâtre de témoignages évoquant « mutilations », « démembrements » et « décapitations » durant quatre jours.
D’après Le Monde.
