Avec la hausse du prix du gaz, l’Europe est face à la menace d’un choc énergétique
Réservoirs de stockage de gaz de pétrole liquéfié (GPL) à Pinto, près de Madrid, le 5 mars 2026.
Réservoirs de stockage de gaz de pétrole liquéfié (GPL) à Pinto, près de Madrid, le 5 mars 2026.
La compétition mondiale pour le gaz a commencé, avec l'Europe en première ligne. Depuis le mercredi 4 mars, au moins quatre méthaniers, initialement destinés à la France, la Belgique ou l'Espagne, ont redirigé leur parcours vers l'Asie, selon les données de la société d'analyse maritime Kpler.
Le commerce du gaz est perturbé en raison du conflit au Moyen-Orient, entré dans sa deuxième semaine le samedi 7 mars. Plus aucune cargaison ne transite par le détroit d'Ormuz, qui voit normalement passer 20 % du GNL mondial chaque jour. Au Qatar, la plus grande usine de GNL est à l'arrêt depuis lundi après une attaque iranienne de drone.
Réservoirs de stockage de gaz de pétrole liquéfié (GPL) à Pinto, près de Madrid, le 5 mars 2026.
Le ministre de l'énergie du Qatar, Saad Al-Kaabi, a averti que même si le conflit se terminait immédiatement, le retour à un cycle normal de livraisons prendrait « des semaines, voire des mois » . L'Europe, bien qu'elle ne soit pas la principale cliente de la région, doit se préparer à une hausse de la concurrence sur le marché, les acheteurs asiatiques étant prêts à surenchérir pour le gaz disponible.
D’après Le Monde.
