vendredi 14 août 2026
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Avec cette nouvelle bourse française, la tokenisation des marchés s’accélère. Voici pourquoi c’est crucial

Lorsqu’un investisseur achète une action sur une Bourse traditionnelle, la transaction passe par une importante chaîne d’intermédiaires : la banque de l’acheteur, celle du vendeur, une chambre de compensation, un dépositaire central comme Euroclear, puis…

Lorsqu’un investisseur achète une action sur une Bourse traditionnelle, la transaction passe par une importante chaîne d’intermédiaires : la banque de l’acheteur, celle du vendeur, une chambre de compensation, un dépositaire central comme Euroclear, puis les registres qui tiennent à jour la liste des actionnaires. Ces étapes allongent les délais, deux jours étant en moyenne nécessaires pour qu’un ordre soit réellement réglé, et gonflent les coûts.

«  C’est comme dans l’immobilier : il faut voir la banque, le notaire, l’agence, le cadastre…  », illustre Mark Kepeneghian, fondateur et PDG de Lise, dans un entretien accordé à Presse-citron . « Nous, on regroupe tous ces métiers sur une même plateforme. La transaction se fait en une seconde, sans passer par cette chaîne d’intermédiation  », poursuit-il.

«  Si vous m’envoyez un fichier, vous le gardez encore sur votre ordinateur. Si vous m’envoyez un token, vous ne l’avez plus. C’est la grande différence. Grâce à ça, le changement de propriétaire devient automatique, et toute l’infrastructure s’en trouve simplifiée  », explique le dirigeant. Il s’agit, plus concrètement, de «  la dernière étape de la digitalisation des marchés financiers  » , une manière de remplacer une architecture lourde et coûteuse par un système fluide, transparent et instantané.

Lise s’impose ainsi comme la seule elle ne propose aucun jeton spéculatif ni produit à rendement fantaisiste . Les titres échangés sont de véritables actions d’entreprises, enregistrées sur une infrastructure blockchain qui remplace simplement les rouages techniques de la finance traditionnelle.

Pour opérer, elle a d’ailleurs obtenu un agrément Système de Négociation et de Règlement reposant sur la technologie des registres distribués (SNR-DLT), délivré par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et validé par la Banque de France, après examen conjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), de l’Eurosystème et de la Banque centrale européenne (BCE).

Un processus rare, digne des plus grandes institutions financières. L’autorisation, elle, s’inscrit dans le régime pilote européen sur la technologie des registres distribués (DLT), un cadre expérimental lancé par la Commission européenne pour tester les marchés fondés sur la blockchain.

Ces étapes allongent les délais, deux jours étant en moyenne nécessaires pour qu’un ordre soit réellement réglé, et gonflent les coûts.
Nadia Belkacem · Presse Unie

C’est l’une des promesses phares de la startup, filiale de la fintech Kriptown : un marché ouvert en continu, sans fermeture à 17 heures, ni le week-end. Une vraie révolution pour le monde de la finance, encore rythmé par des horaires hérités du XXe siècle.

Lise, elle, s’appuie sur des infrastructures de dernière génération qui rendent possibles son fonctionnement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un règlement instantané . «  Les bourses ont été conçues à une époque où chaque mise à jour imposait une interruption de service. Aujourd’hui, grâce à des technologies comme Amazon Web Services (AWS) ou Google Cloud, on peut faire évoluer l’infrastructure sans couper le marché  », résume Mark Kepeneghian.

Ouvrir le marché aux PME et ETI françaises

C’est l’un des points sur lequel Lise entend faire la différence. Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises comme les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont très peu accès à la Bourse. En cause, un processus d’introduction trop coûteux, des formalités administratives lourdes et une réglementation taillée pour les grands groupes.

«  Quand vous êtes une PME industrielle, vous allez souvent vous financer avec de la dette. Il y a très peu de fonds propres, et encore moins de fonds spécialisés dans les PME régionales  », étaye le PDG. Avec Lise, les procédures d’introduction en Bourse (IPO) seront numérisées, allégées et raccourcies, avec des coûts de cotation bien moindres , la plateforme reposant sur une infrastructure allégée et un circuit unique de traitement.

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«  Notre processus d’IPO a été largement adapté pour le rendre réaliste pour une PME , là où aujourd’hui il est beaucoup plus complexe. La durée a été divisée, les coûts sont beaucoup plus faibles, et le formalisme réduit une fois la société cotée  », assure-t-il. Objectif : permettre à ces entreprises de lever entre 2 et 12 millions d’euros en capital, sans devoir passer par les circuits institutionnels. «  Nous voulons créer une nouvelle classe d’actifs : les PME cotées  », précise-t-il, avec une première IPO prévue dès 2026 .

Côté investisseur, l’expérience demeure familière. Il sera possible d’acheter ces actions via un courtier classique ou via un compte ouvert directement sur Lise, une option rendue possible par une exemption réglementaire spécifique. « Ce qu’on change, ce n’est pas l’expérience de l’investisseur, mais la variété de ce à quoi il a accès  », souligne Mark Kepeneghian.

En démontrant qu’une Bourse peut fonctionner entièrement sur une infrastructure blockchain, la jeune société ouvre la voie à une nouvelle génération de marchés. Si les premières IPO se concrétisent avec succès, la bascule vers la tokenisation pourrait rapidement s’accélérer à l’échelle européenne , et au-delà.

La France inaugure Lise, une place financière européenne fondée sur la blockchain. Cette Bourse ouverte 24h/24 et 7j/7 promet des transactions instantanées et un accès simplifié aux marchés pour les PME et ETI françaises. Objectif : financer l’économie réelle tout en posant les bases d’une nouvelle ère, celle de la tokenisation des marchés financiers. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp .

D’après Presse-citron.

Transparence IA. Cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle et publié sous supervision éditoriale humaine. Les systèmes d’IA peuvent commettre des erreurs. Comment nous utilisons l’IA (règlement européen sur l’IA, art. 50).
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