Au Yémen, les séparatistes, bombardés par l’Arabie saoudite, annoncent le début d’un processus vers l’indépendance du Sud
Le 2 janvier, les séparatistes sudistes du Yémen ont annoncé le début d'un processus de deux ans vers l'indépendance après avoir pris le contrôle de plusieurs territoires. Le président du Conseil de transition du Sud (STC), Aidroos Al-Zubaïdi, a déclaré…
Le 2 janvier, les séparatistes sudistes du Yémen ont annoncé le début d'un processus de deux ans vers l'indépendance après avoir pris le contrôle de plusieurs territoires. Le président du Conseil de transition du Sud (STC), Aidroos Al-Zubaïdi, a déclaré que cette période de transition inclura un référendum d'autodétermination.
Le même jour, le mouvement séparatiste, soutenu par les Émirats arabes unis, a rapporté à l'AFP que des frappes aériennes saoudiennes avaient eu lieu à Al-Kasha, causant 20 morts parmi ses forces. Il s'agit des premières pertes infligées par Riyad au STC depuis que ce dernier a pris le contrôle de territoires dans la province de Hadramaout en décembre.
Le chef du STC pour les régions de Wadi et du désert de Hadramaout a également signalé une attaque au sol par des milices islamistes et le groupe Al-Qaida, qui aurait été repoussée.
Le 2 janvier, les séparatistes sudistes du Yémen ont annoncé le début d'un processus de deux ans vers l'indépendance après avoir pris le contrôle de plusieurs territoires.
Face à ces événements, Abou Dhabi a exprimé sa volonté de désescalade et a retiré ses dernières forces du Yémen.
Le gouverneur de l'Hadramout, Salem Al-Khanbashi, a annoncé une opération terrestre des forces gouvernementales soutenues par l'Arabie pour reprendre le contrôle des bases militaires de manière pacifique. La coalition dirigée par Riyad a confirmé les frappes aériennes, initialement mises en place pour soutenir le gouvernement contre les rebelles houthistes.
Riyad a exhorté le STC à se retirer des régions conquises, soulignant que l'opération se poursuivra jusqu'à ce que ces conditions soient remplies. Les tensions actuelles pourraient aggraver la situation humanitaire dans le pays, déjà fragilisé par des années de conflit.
D’après Le Monde.
