Au Venezuela, le célèbre activiste Javier Tarazona libéré après plus de quatre ans de prison
Le militant vénézuélien Javier Tarazona, détenu depuis juillet 2021 sous des accusations de « terrorisme », « trahison » et « incitation à la haine », a été libéré le dimanche 1er février, comme l'a indiqué son frère, Rafael Tarazona, à l'Agence…
Le militant vénézuélien Javier Tarazona, détenu depuis juillet 2021 sous des accusations de « terrorisme », « trahison » et « incitation à la haine », a été libéré le dimanche 1er février, comme l'a indiqué son frère, Rafael Tarazona, à l'Agence France-Presse (AFP).
La libération de Javier Tarazona intervient peu après l'annonce de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, concernant la fermeture de la prison de l’Hélicoïde, où il était incarcéré. Cette annonce s'est produite dans un contexte de pressions internationales, notamment des États-Unis.
Javier Tarazona est l'un des prisonniers politiques les plus connus au Venezuela. De nombreuses ONG, y compris Amnesty International, ont appelé à sa libération. Le gouvernement vénézuélien avait promis des libérations de prisonniers politiques le 8 janvier. Toutefois, ces libérations se font progressivement. Une nouvelle loi d’amnistie, annoncée récemment par Mme Rodriguez, devrait accélérer ce processus.
Selon l'ONG Foro Penal, le Venezuela compte encore au moins 711 prisonniers politiques, dont 65 étrangers. La récente annonce d'une loi d'amnistie donne espoir aux familles de détenus, qui continuent de manifester devant les prisons du pays.
La libération de Javier Tarazona intervient peu après l'annonce de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, concernant la fermeture de la prison de l’Hélicoïde, où il était incarcéré.
Javier Tarazona dirigeait l'ONG Fundaredes, connue pour ses révélations sur la situation à la frontière entre le Venezuela et la Colombie. Fundaredes avait alerté sur des affrontements entre des groupes colombiens et l'armée vénézuélienne. L'ONG a également accusé le gouvernement vénézuélien d'héberger des leaders de guérillas colombiennes.
Durant son procès, Javier Tarazona a évoqué les conditions difficiles de sa détention, notamment des allégations de « tortures et traitements inhumains » à la prison de l’Hélicoïde. Il a décrit des conditions de vie précaires, incluant l'absence de lumière naturelle et d'eau potable.
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D’après Le Monde.
