Au Liban, des frappes israéliennes font trois morts dont un chef militaire du Hezbollah, selon l’Etat hébreu
Un raid israélien, survenu lundi 26 janvier, a causé la mort de trois personnes, selon le ministère de la santé libanais. La chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a rapporté que le cheikh Ali Noureddine, connu pour ses « émissions religieuses » , a été…
Un raid israélien, survenu lundi 26 janvier, a causé la mort de trois personnes, selon le ministère de la santé libanais. La chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a rapporté que le cheikh Ali Noureddine, connu pour ses « émissions religieuses » , a été tué lors de cette frappe dans la ville de Tyr.
Le bureau de presse du Hezbollah a qualifié cet événement d' « assassinat perfide » , précisant que Noureddine était imam dans une banlieue de Tyr. Le ministre de l'information libanais, Paul Morcos, a condamné le raid, affirmant que les attaques israéliennes « n’épargnent ni la presse ni les médias » .
Selon l'armée israélienne, Ali Noureddine était le « chef d’une unité d’artillerie » pour le Hezbollah. Les deux autres victimes appartenaient également au groupe islamiste.
Début janvier, l'armée libanaise a commencé à désarmer le Hezbollah entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, situé à environ trente kilomètres au nord. Le Hezbollah refuse cependant de remettre ses armes au nord du fleuve. Israël poursuit ses frappes régulières contre le Hezbollah , l'accusant de vouloir se réarmer.
Un raid israélien, survenu lundi 26 janvier, a causé la mort de trois personnes, selon le ministère de la santé libanais.
Position du Hezbollah face aux tensions régionales
Avec l'arrivée du porte-avions Abraham Lincoln dans le Golfe, le chef du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a déclaré que le mouvement se considère « visé » par toute attaque américaine contre l'Iran, ce qui pourrait « embraser » la région.
Lors d'un rassemblement, Qassem a affirmé la détermination du Hezbollah à se défendre et à choisir sa réponse en cas d'attaque, sans rester neutre. Des émissaires auraient tenté de s'assurer que le Hezbollah ne s'engage pas en cas de guerre avec l'Iran.
Devant ses partisans, Qassem a averti qu'une « guerre contre l'Iran embraserait la région » , et a évoqué la possibilité d'agir en réaction à un éventuel assassinat de l'ayatollah Khamenei.
Sorti affaibli d'un conflit avec Israël en novembre 2024, le Hezbollah n'était pas intervenu lors de la guerre de douze jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.
D’après Le Monde.
