Au Japon, la désinformation gagne du terrain sous la pression de la droite
Le 7 novembre 2025, une déclaration de la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a suscité des réactions significatives. Elle a évoqué la possibilité d'une intervention militaire du Japon en cas d'attaque de Taïwan par la Chine. Cette déclaration a…
Le 7 novembre 2025, une déclaration de la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a suscité des réactions significatives. Elle a évoqué la possibilité d'une intervention militaire du Japon en cas d'attaque de Taïwan par la Chine. Cette déclaration a mis en lumière une droitisation notable au sein de certaines jeunes générations japonaises.
Un sondage récent du quotidien Yomiuri indique que 64 % des personnes âgées de 18 à 39 ans approuvent la position de Mme Takaichi. Son discours direct et son nationalisme avoué sont bien reçus par une majorité de Japonais, lassés par les hésitations et scandales politiques. Cette situation contribue à une hausse des messages critiques sur les réseaux sociaux.
Le 7 novembre 2025, une déclaration de la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a suscité des réactions significatives.
Le Japon est actuellement confronté à une double crise, politique et sociale. Le Parti libéral-démocrate (PLD), en pouvoir depuis 1955 à l'exception d'une période de trois ans (2009-2012), est affaibli. Il a perdu la majorité absolue au Sénat en juillet dernier, après un revers similaire à la Chambre basse en 2024. Suite à sa défaite aux élections sénatoriales, le PLD a cherché à se revitaliser par un virage à droite, en nommant Mme Takaichi à sa présidence, qui est devenue première ministre grâce au soutien des centristes.
D’après Le Monde.
