vendredi 14 août 2026
EN DIRECT
La pollution à l'ozone s'intensifie sous l'effet des fortes chaleurs///La députée Edwige Diaz s'exprime sur les enjeux de la présidentielle de 2027///Un puissant séisme de magnitude 7,4 frappe l'ouest de la Colombie///Ceuta et Melilla face à de nouveaux appels à l'immigration clandestine///L'Irlande lance une campagne contre les contenus en ligne des épouses au foyer///La discrétion de l'administration américaine sur le déploiement naval contre l'Iran///Libération de l'agent français Yann Vézilier après un an de détention au Mali///Le conflit au Soudan aggrave les besoins humanitaires et les déplacements de population///Trafic ferroviaire perturbé entre Paris et la Normandie pour le week-end du 15 août///Les États-Unis interviennent sur le marché des changes pour soutenir le yen japonais///Une marée noire menace les côtes d'Oman après l'échouement d'un pétrolier///L'Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan signent un accord de défense historique///La pollution à l'ozone s'intensifie sous l'effet des fortes chaleurs///La députée Edwige Diaz s'exprime sur les enjeux de la présidentielle de 2027///Un puissant séisme de magnitude 7,4 frappe l'ouest de la Colombie///Ceuta et Melilla face à de nouveaux appels à l'immigration clandestine///L'Irlande lance une campagne contre les contenus en ligne des épouses au foyer///La discrétion de l'administration américaine sur le déploiement naval contre l'Iran///Libération de l'agent français Yann Vézilier après un an de détention au Mali///Le conflit au Soudan aggrave les besoins humanitaires et les déplacements de population///Trafic ferroviaire perturbé entre Paris et la Normandie pour le week-end du 15 août///Les États-Unis interviennent sur le marché des changes pour soutenir le yen japonais///Une marée noire menace les côtes d'Oman après l'échouement d'un pétrolier///L'Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan signent un accord de défense historique///
S’abonner
Actualité générale
Indépendant · Numérique
Presse Unie

Au Brésil, au moins 64 morts dans une opération policière antidrogue dans des favelas de Rio de Janeiro

Un policier brandit son arme pendant une opération des forces de l’ordre dans la favela de Vila Cruzeiro, dans le Complexo da Penha, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 octobre 2025. MAURO PIMENTEL / AFP Une opération policière menée, mardi 28 octobre,…

Un policier brandit son arme pendant une opération des forces de l’ordre dans la favela de Vila Cruzeiro, dans le Complexo da Penha, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 octobre 2025. MAURO PIMENTEL / AFP Une opération policière menée, mardi 28 octobre, dans des favelas de Rio de Janeiro contre l’un des gangs de narcotrafiquants du Brésil est devenue la plus meurtrière de l’histoire de cette grande ville du sud-est du pays. Au moins 64 personnes sont mortes dans ces raids qui ont parfois tourné à des scènes de guerre avec des tirs intenses, des barricades et des incendies.

Les opérations meurtrières des forces de l’ordre sont, malgré leur efficacité contestée, fréquentes à Rio. Elles visent notamment les favelas, quartiers pauvres et densément peuplés vivant souvent sous le joug de trafiquants de drogue.

Mais l’opération de mardi, par son ampleur et sa violence, a créé un choc. Jusqu’au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui s’est dit « horrifié » et a demandé des « enquêtes rapides » .

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Brésil, la difficile lutte pour la justice des familles de mineurs tués par la police Lire plus tard Le raid, mobilisant 2 500 agents, s’est concentré sur deux ensembles de favelas du nord de Rio – le Complexo da Penha et le Complexo do Alemao –, situées à proximité de l’aéroport international. Le gouverneur de droite de l’Etat de Rio, Claudio Castro, a annoncé que « soixante criminels » avaient été « neutralisés » . Quatre policiers ont été également tués, a dit à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de ses services.

A l’hôpital Getulio Vargas, d’où l’on entendait les rafales tirées non loin, un défilé ininterrompu de véhicules déposait devant l’entrée des cadavres et des blessés par balles, policiers, délinquants présumés ou simples habitants, a constaté un photographe de l’AFP. A Vila Cruzeiro, une favela du Complexo da Penha, des policiers lourdement armés gardaient une vingtaine de jeunes hommes interpellés. Serrés les uns contre les autres, ils étaient assis par terre la tête baissée, pieds et torse nus.

Plusieurs ministres du gouvernement fédéral se sont réunis à Brasilia pour évaluer la situation, décidant qu’une délégation se rendrait à Rio pour une « réunion d’urgence », mercredi.

Jusqu’à présent, l’opération policière la plus meurtrière à Rio, ville de plus de six millions d’habitants, avait eu lieu durant la pandémie de Covid-19, en 2021, quand vingt-huit personnes étaient mortes en une seule journée dans la favela de Jacarezinho.

Un policier brandit son arme pendant une opération des forces de l’ordre dans la favela de Vila Cruzeiro, dans le Complexo da Penha, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 octobre 2025.
Élise Ferrand · Presse Unie

Lire aussi le reportage | Article réservé à nos abonnés A Rocinha, la favela la plus densément peuplée du Brésil Lire plus tard Le gouverneur a aussi annoncé l’arrestation mardi de « 81 criminels » , ainsi que la saisie de 100 fusils d’assaut et d’ « une énorme quantité de drogue » .

Le Monde Mémorable Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde » Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde » Découvrir Newsletter « A la une » Chaque matin, parcourez l'essentiel de l'actualité du jour avec les derniers titres du « Monde » S'inscrire Le Monde Application La Matinale du Monde Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer Télécharger l'application Newsletter abonnés « International » L’essentiel de l’actualité internationale de la semaine S'inscrire L’opération a entraîné la fermeture d’une quarantaine d’écoles et l’université fédérale de Rio de Janiero, située à proximité d’une des favelas concernées, a annulé ses cours et demandé aux personnes présentes sur le campus de se mettre à l’abri. « Plus de 200 000 résidents demeurent affectés par la fermeture des écoles et celle des unités de santé » , a fait savoir, mardi, l’Assemblée législative de l’Etat de Rio.

Stratégie courante des gangs lors des affrontements avec la police, « plus de cinquante bus ont été utilisés comme barricades » , a précisé le syndicat des entreprises d’autobus de Rio.

L’opération vise à « combattre l’expansion territoriale du Comando Vermelho [Commando rouge]  » , l’une des principales factions criminelles du Brésil, implantée dans plusieurs Etats du pays, a précisé le gouvernement de l’Etat de Rio sur le réseau social X. Les policiers ont mobilisé deux hélicoptères, trente-deux véhicules blindés et « douze véhicules de démolition » utilisés pour détruire des barricades.

Le gouverneur Claudio Castro a publié sur X une vidéo d’un drone lançant un projectile depuis le ciel nuageux. « C’est comme ça que la police de Rio est reçue par les criminels : avec des bombes lancées par des drones » , a commenté cet allié de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, dénonçant un « narcoterrorisme » .

Publicité

Lire aussi le reportage | Article réservé à nos abonnés L’Etat de Bahia, bastion de Lula, connaît une explosion des violences policières : « Leurs méthodes ressemblent souvent à celles d’une milice » Lire plus tard Dans une déclaration, trente organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont affirmé que l’opération « exposait l’échec » des politiques de sécurité brésiliennes. L’ONG Human Rights Watch au Brésil a déploré une « énorme tragédie » et réclamé l’ouverture d’enquêtes sur « chaque mort » .

« La politique de Claudio Castro traite les favelas comme des territoires ennemis, où règne le permis de tuer » , a accusé le député de gauche Henrique Vieira.

La commission des droits de l’homme de l’Assemblée législative de Rio a annoncé qu’elle exigerait « des explications sur les circonstances de l’action, qui a de nouveau transformé les favelas de Rio en un théâtre de guerre et de barbarie » , selon Dani Monteiro, présidente de la commission.

En 2024, environ 700 personnes sont mortes lors d’interventions des forces de l’ordre à Rio, soit presque deux par jour.

Le Monde avec AFP L’espace des contributions est réservé aux abonnés. Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion. S’abonner Réutiliser ce contenu

D’après Le Monde.

Transparence IA. Cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle et publié sous supervision éditoriale humaine. Les systèmes d’IA peuvent commettre des erreurs. Comment nous utilisons l’IA (règlement européen sur l’IA, art. 50).
À lire aussi