Attentat de Sydney : l’Australie durcit sa législation pour lutter contre l’antisémitisme et la circulation des armes à feu
Le Parlement australien a adopté, mardi 20 janvier, de nouvelles lois visant à renforcer la législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu. Cette décision intervient à la suite de la fusillade antisémite sur la plage de Bondi à Sydney…
Le Parlement australien a adopté, mardi 20 janvier, de nouvelles lois visant à renforcer la législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu. Cette décision intervient à la suite de la fusillade antisémite sur la plage de Bondi à Sydney en décembre, qui a causé 15 morts. Les deux chambres du Parlement ont voté en faveur de ces lois pour répondre à cet événement tragique qui a suscité une vive réaction dans le pays.
Les nouvelles lois, adoptées avant une journée nationale de deuil prévue jeudi, durcissent les sanctions pour les discours de haine et établissent un cadre pour interdire certaines organisations. Elles facilitent également le refus ou l'annulation de visas pour les individus soupçonnés de terrorisme ou de diffusion de discours haineux fondés sur la race, la couleur ou l'origine.
En matière d'armes à feu, l'Australie mettra en place un programme national de rachat d'armes, renforcera les règles d'importation d'armes et étendra les vérifications des antécédents pour les permis de port d'arme. Il est estimé qu'il y a actuellement 4,1 millions d'armes à feu dans le pays, un chiffre record depuis 1996.
Le Parlement australien a adopté, mardi 20 janvier, de nouvelles lois visant à renforcer la législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu.
Certaines critiques ont été émises à l'encontre de cette législation adoptée dans l'urgence. La sénatrice Larissa Waters, dirigeante du parti des Verts australiens, a exprimé ses préoccupations quant aux « importantes conséquences involontaires » de ces lois, notamment en restreignant la liberté d'expression. Elle a également suggéré d'étendre les protections contre les discours de haine à d'autres groupes, y compris ceux ciblés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur handicap.
Selon les autorités, les deux assaillants n'ont pas bénéficié d'un soutien extérieur et n'étaient pas affiliés à une organisation terroriste reconnue. Cependant, leur voyage dans le sud des Philippines avant la fusillade a soulevé des soupçons de possibles connexions avec des extrémistes dans cette région.
D’après Le Monde.
