Alexeï Navalny a été « empoisonné » en prison par le régime russe, selon une enquête menée par cinq pays, dont la France
Le 18 février 2024, une enquête menée par cinq pays, dont la France, a révélé que l'opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine rare par le régime du Kremlin. Cette enquête a été dévoilée à Londres.
Le 18 février 2024, une enquête menée par cinq pays, dont la France, a révélé que l'opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine rare par le régime du Kremlin. Cette enquête a été dévoilée à Londres.
Le ministère des Affaires étrangères britannique a publié un communiqué conjoint avec la Suède, la France, les Pays-Bas et l'Allemagne, affirmant que la toxine létale, l'épibatidine, a été retrouvée dans des échantillons prélevés sur le corps de Navalny. Ce poison est présent dans la peau des grenouilles-dards d'Équateur et aurait très probablement entraîné sa mort .
Le Royaume-Uni a annoncé son intention de signaler cet empoisonnement à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) comme une violation flagrante par la Russie de sa convention. Le gouvernement britannique a demandé à Moscou de cesser immédiatement cette activité dangereuse .
Le 18 février 2024, une enquête menée par cinq pays, dont la France, a révélé que l'opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine rare par le régime du Kremlin.
Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a déclaré que la France rend hommage à cette figure de l'opposition , tandis que le premier ministre britannique, Keir Starmer, a salué le courage de Navalny face au Kremlin.
Alexeï Navalny, opposant de longue date au président russe Vladimir Poutine, est mort le 16 février 2024 à 47 ans. Il purgeait une peine de dix-neuf ans de prison pour extrémisme dans une prison de l'Arctique. Son arrestation en janvier 2021 suivait un empoisonnement antérieur qu'il avait imputé au Kremlin. Après sa mort, les autorités ont refusé de remettre son corps à ses proches, suscitant des soupçons parmi ses partisans.
D’après Le Monde.
