A Athènes, une communauté autogérée mobilisée contre un projet de réhabilitation de « son » quartier
Entre la cour d’appel d’Athènes et le siège de la police grecque, se trouvent des immeubles ocre, dégradés et marqués par des graffitis, connus sous le nom de « Prosfygika » (qui signifie « réfugiés » en grec). Ces bâtiments, situés sur l’avenue…
Entre la cour d’appel d’Athènes et le siège de la police grecque, se trouvent des immeubles ocre, dégradés et marqués par des graffitis, connus sous le nom de « Prosfygika » (qui signifie « réfugiés » en grec). Ces bâtiments, situés sur l’avenue Alexandras, un axe central d’Athènes, accueillent une communauté autogérée composée de 27 nationalités différentes. Depuis 2010, cette communauté occupe ces lieux presque abandonnés, promouvant la solidarité comme langage commun.
Récemment, la région de l'Attique, en collaboration avec le gouvernement, a annoncé un projet de réhabilitation du quartier. Ce projet vise à évacuer les habitants actuels, considérés comme occupants illégaux. Le 16 mars, lors d’une conférence de presse, Pavlos Marinakis, porte-parole du gouvernement, a souligné l'importance de ne plus maintenir des lieux occupés illégalement et a affirmé que ceux existants doivent être évacués.
Ces bâtiments, situés sur l’avenue Alexandras, un axe central d’Athènes, accueillent une communauté autogérée composée de 27 nationalités différentes.
Ce projet suscite des inquiétudes parmi les 400 habitants des « Prosfygika », comprenant 50 enfants, des personnes âgées et des malades, qui craignent pour leur avenir dans ce quartier.
D’après Le Monde.
