7 limites naturelles sur 9 dépassées : l’humanité entre en zone rouge
Les océans de la Terre, avec un pH moyen de 8,1, sont légèrement alcalins. Cette alcalinité résulte des sels et minéraux dissous, ce qui est crucial pour l'écosystème marin. De nombreux organismes marins sont sensibles aux variations de pH, influençant…
Les océans de la Terre, avec un pH moyen de 8,1, sont légèrement alcalins. Cette alcalinité résulte des sels et minéraux dissous, ce qui est crucial pour l'écosystème marin. De nombreux organismes marins sont sensibles aux variations de pH, influençant des processus vitaux tels que la formation de coquilles.
Depuis l'ère industrielle, les émissions humaines de CO₂ ont augmenté. Une partie de ce CO₂ est absorbée par les océans, formant de l'acide carbonique, ce qui diminue progressivement le pH océanique. Cette acidification menace les écosystèmes marins, essentiels à la stabilité globale de la biosphère.
Les récifs coralliens et le plancton, qui produit la moitié de l'oxygène terrestre, sont particulièrement à risque. Le pH des océans a diminué de 0,1 unité globalement, correspondant à une augmentation de l'acidité de 30 à 40 %.
L'acidification des océans représente la septième limite planétaire dépassée sur neuf, selon les scientifiques. Ces limites sont des seuils écologiques que la Terre ne doit pas franchir pour maintenir la stabilité et la résilience planétaire. Les autres limites concernent :
Les océans de la Terre, avec un pH moyen de 8,1, sont légèrement alcalins.
Changement climatique Intégrité de la biosphère Modifications du système terrestre Utilisation de l'eau douce Flux biogéochimiques Entités nouvelles Appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique Taux d'aérosols atmosphériques
Avec ces nouvelles données, sept des neuf limites critiques sont dépassées. Seuls les taux d'aérosols atmosphériques et l'intégrité de la couche d'ozone restent dans les limites acceptables.
La situation actuelle, bien qu'alarmante, n'est pas irréversible. L'exemple des initiatives pour la couche d'ozone montre que des actions internationales peuvent inverser des tendances négatives. Un effort similaire est nécessaire pour adresser les autres limites planétaires.
Johan Rockström, directeur du PIK, souligne que le déclin actuel n'est pas une fatalité et que la fenêtre pour résoudre ces problèmes reste ouverte.
D’après Journal du Geek.
