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“1 contenu sur 3 est faux ou toxique” : une étude inédite révèle pourquoi vous devriez arrêter de vous informer sur TikTok, Facebook ou X

Les réseaux sociaux, des espaces toxiques ? Pensez-vous ! Pour la première fois, un projet financé par l’Union européenne, baptisé SIMODS et coordonné par l’ONG française , a mesuré de manière systématique la proportion de contenus trompeurs sur les…

Les réseaux sociaux, des espaces toxiques ? Pensez-vous ! Pour la première fois, un projet financé par l’Union européenne, baptisé SIMODS et coordonné par l’ONG française , a mesuré de manière systématique la proportion de contenus trompeurs sur les grandes plateformes. Les chercheurs ont analysé 2,6 millions de publications couvrant environ 24 milliards de vues entre mars et avril 2025, sur six réseaux (Facebook, Instagram, TikTok, X, YouTube et LinkedIn) et dans quatre pays européens, dont la France. Leur conclusion est sans appel : les réseaux sociaux sont massivement contaminés par la désinformation, les contenus haineux et les narratifs manipulatoires. Sur TikTok et X, près d’un tiers de l’expérience utilisateur est désormais influencée par des contenus problématiques.

L’étude repose sur un échantillon représentatif de 500 contenus par plateforme et par pays, pondéré par leur exposition, qui a été passée au crible par des fact-checkers professionnels suivant des protocoles transparents et reproductibles. Résultat : ce qui arrive dans le fil d’actualité des utilisateurs est le produit d’architectures algorithmiques qui favorisent les contenus faux et toxiques.

TikTok, Facebook et X, réseaux les plus toxiques

Sans surprise, avec environ 20% des publications contenant des informations factuellement fausses. Facebook suit avec 13% et X (ex-Twitter) avec 11%, des niveaux qui seraient considérés comme inacceptables dans n’importe quel média d’information sérieux.

Si l’on ajoute à ces fausses informations les contenus abusifs (discours de haine, attaques ciblées, etc.) ainsi que la “zone grise” (publications qui relaient des narratifs trompeurs sans comporter d’erreurs facilement vérifiables), la situation devient franchement alarmante. Sur X, ce taux atteint 32%, soit un contenu sur trois.

Seul LinkedIn fait figure d’exception, avec seulement 2% de contenus explicitement faux et une prévalence très réduite de contenus toxiques. En revanche, il faut y supporter les influenceurs bullshit, mais c’est un autre sujet (qui a d’ailleurs fait l’objet ).

Les chercheurs insistent par ailleurs sur la concentration des dérives autour de quelques comptes fortement exposés. Une petite minorité d’acteurs, pourtant identifiés comme problématiques, capte l’essentiel du trafic de désinformation et bénéficie d’une visibilité disproportionnée.

L’étude montre que le sujet de la santé est celui qui affiche un plus fort taux de fake news ou de contenus toxiques, avec 43% de publications trompeuses détectées. Arnaques, remèdes miracles, pseudo-science : les contenus viraux sont souvent conçus pour exploiter la vulnérabilité des internautes, bien plus que pour les informer. Viennent ensuite la guerre en Ukraine, les politiques nationales, le climat et l’immigration, autant de sujets pour lesquels l’émotion et l’indignation sont instrumentalisées.

Pour la première fois, un projet financé par l’Union européenne, baptisé SIMODS et coordonné par l’ONG française , a mesuré de manière systématique la proportion de contenus trompeurs sur les grandes plateformes.
Nadia Belkacem · Presse Unie

Car c’est bien l’émotion qui fait vivre les plateformes. Pour preuve, les scientifiques à l’origine de cette étude ont identifié une sorte de “bonus de visibilité” accordé aux fausses informations par les algorithmes . À audience égale, un compte peu fiable obtient davantage de vues et d’interactions qu’un compte diffusant de l’information vérifiée, avec jusqu’à huit fois plus d’engagement observé sur YouTube pour les comptes jugés peu fiables. En clair, les plateformes favorisent les contenus choc, le scandaleux et le complotiste, parce que ces contenus retiennent l’attention, génèrent des réactions et donc des revenus publicitaires.

Les plateformes invoquent régulièrement la liberté d’expression pour justifier leur frilosité à modérer ces contenus, tout en mettant en avant des dispositifs de signalement ou de labellisation. Mais les auteurs de l’étude constatent que ces mécanismes restent marginaux face à la puissance de recommandations algorithmiques qui amplifient massivement les contenus problématiques.

Par ailleurs, les plateformes ont semble-t-il lâché la rampe en matière de modération. Alors que le Digital Services Act (DSA) leur impose de documenter et réduire les risques de désinformation, elles se désengagent, sans aucune sanction. Illustration parfaite de ce laisser faire : , lorsque des voix politiques influentes, dont Donald Trump, encourageaient ouvertement les plateformes à défier les régulateurs européens et à assouplir leurs efforts de modération.

Faut-il arrêter de s’informer sur les réseaux sociaux ?

Que faire face à cette situation alarmante ? Les chercheurs ayant mené cette étude recommandent aux autorités européennes de prendre les choses en main, par exemple en imposant une meilleure modération, une démonétisation des posts problématiques, ainsi qu’une refonte des algorithmes pour qu’ils cessent de propulser de fausses informations. Sans cela, ils laisse entendre que la spirale toxique observée aujourd’hui ne fera que s’aggraver à mesure que les plateformes affinent encore leurs modèles de recommandation. Difficile pour le moment d’imaginer un tel scénario : ces dernières semaines, l’Europe semblait vouloir faire baisser la pression sur les plateformes. Elle envisage même d’assouplir ses règles notamment au niveau du RGPD.

Le seul rempart à ce fléau est donc l’utilisateur. Sur TikTok, Facebook et X, ouvrir son fil pour “s’informer” n’a plus aucun sens. Lorsque jusqu’à un tiers des contenus visibles sont faux, tendancieux ou haineux, la capacité à distinguer le vrai du faux devient presque impossible, même pour un internaute averti.

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Les effets dépassent largement le cadre individuel. Les plateformes fragmentent nos sociétés, créent des bulles informationnelles, banalisent le complotisme, le racisme ou la haine d’autrui. Continuer à considérer ces plateformes comme des sources d’information légitime revient à accepter qu’un système pensé pour capter l’attention devient un moteur démocratique.

Alors que faire ? Prendre les plateformes pour ce qu’elles sont. TikTok, Facebook ou X ne sont pas des médias d’information mais des plateformes de divertissement. Elles éteignent nos cerveaux, nous font sécréter de la dopamine afin de garder notre attention sur des contenus à faible valeur ajoutée. Mais jamais ô grand jamais elles ne cherchent à nous aider à comprendre le monde, à apprendre, à nous informer. Bien au contraire, cela ruinerait leur modèle économique.

Une étude européenne inédite montre qu’un contenu sur trois diffusé sur TikTok, Facebook ou X est fausse ou toxique. Les algorithmes sont même conçus pour favoriser ces contenus afin de garder l’attention des utilisateurs. Utiliser les réseaux sociaux comme source d’information est donc très dangereux pour nos sociétés. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp .

Par : TikTok Pte. Ltd. 4.6 / 5 M24.6 avis App Store Play Store Actualités

D’après Presse-citron.

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